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Accéder à une console lorsque gdm plante

S’il est impossible d’avoir un terminal en appuyant simultanément sur ctrl+alt+F6 , il est possible de paramétrer Grub pour démarrer Linux avec un environnement multi-utilisateur mais sans interface graphique (runlevel 3) :

Lorsque le menu de Grub s’affiche, appuyer sur e pour modifier temporairement la configuration.
Puis ajouter 3 à la fin de la ligne :
linux /boot/vmlinuz-… root=UUID=12345678-… ro quiet 3
Puis appuyer sur la/les touches indiquées par Grub pour exécuter cette entrée.

J’ai trouvé plusieurs explications indiquant d’utiliser text à la place de 3 mais ça ne fonctionne pas avec la version avec laquelle j’ai subi ce problème (2.02+dfsg1-6).

La solution vient de https://superuser.com/a/974809, possibilité 5.

…Et Grub était innocent : c’était un problème de paquets mis-à-jour mais non configurés.

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Visualiser la répartition des cartes à Celestia avec Matplotlib (scatter)

Celestia est un jeu de société dans lequel les joueurs vont avancer ensemble de planète en planète. Chacun doit décider individuellement :

  • soit descendre du vaisseau, et ainsi s’assurer la prise d’une carte
  • soit prendre le risque de continuer, et avoir la chance d’avoir une carte de plus forte valeur.

Chaque paquet de cartes a une plage de valeurs différentes. Voici une représentation de ces répartitions :

La taille des points varie en fonction de la quantité d’occurences de la même valeur. Matplotlib dispose pour cela d’une fonction spécifique nommée scatter.

matplotlib.pyplot.scatter(
    [x0, x1, ..., xn],
    [y0, y1, ..., yn],
    s=[taille_de_x0y0, taille_de_x1y1, ..., taille_de_xn_yn ])

Une démo de « scatter » est aussi visible sur le site de matplolib.

Le code source complet

import collections
import matplotlib.pyplot as plt

# répartition des cartes
stats = {1: [1, 2, 4, 1, 2, 4, 2, 1, 1, 1, 2],
        2: [4, 2, 6, 4, 2, 4, 2, 6, 2, 2, 2],
        4: [2, 4, 9, 4, 6, 4, 4, 4, 6, 6],
        6: [2, 9, 9, 6, 6, 6, 9, 12, 6, 6],
        9: [9, 9, 9, 12, 9, 9, 9, 12, 12],
        12: [12, 12, 12, 12, 15, 15, 12, 12, 15],
#        15: [15 for i in range(6)],
#        20: [20 for i in range(6)],
#        25: [25 for i in range(6)]
}

x = [clef for clef, valeurs in stats.items() for i in range(len(valeurs))]
y = [valeur for valeurs in stats.values() for valeur in valeurs]


# compte les occurences de chaque valeur par planète
compteur = collections.Counter(zip(x, y))
# liste des tailles des points en fonction des occurences
tailles = [50 * compteur[(xx, yy)] for xx, yy in zip(x, y)]

# matplotlib en action !
plt.scatter(x, y, s=tailles)
plt.grid(color='grey', linestyle='dashed')
plt.title("Répartition des valeurs des cartes")
plt.xlabel("Niveaux")
plt.ylabel("Valeurs")


axes = plt.gca()
axes.set_ylim([0, 16])

plt.savefig('repartition_cartes_celestia.png')
plt.show()

Installer Matomo sur Debian 9

Imaginons qu’Airgan, une plateforme communautaire payante de location et de réservation d’organes, veuille améliorer le suivi des visites sur son site web. Matomo est une réponse possible à ce besoin.

Matomo, anciennement Piwik, est un service web pour collecter des statistiques de visites. L’entreprise propose une version libre, auto-hébergeable et une version hébergée uniquement par Matomo qui inclut des fonctions non disponibles dans la version libre.

Matomo fournit un fichier .deb, permettant d’installer le service facilement sur une machine Debian. Cet article présente quelques éléments à prendre en compte.

Le changement de nom de Piwik à Matomo date de Janvier 2018. Tout n’a pas été transféré et la documentation ou les variables laissent parfois encore apparaître l’ancien nom.

Installation du paquet piwik

Le paquet n’est pas inclus dans la distribution mais est fourni dans un dépôt tiers géré par Matomo.
La documentation pour installer le paquet fourni par Matomo est disponible à http://debian.piwik.org/. Il suffit de la suivre.

Installation du paquet php-mbstring

Le fonctionnement du service nécessite que le paquet php-mbstring soit installé. Si ce n’est pas le cas, une erreur lors de la configuration de Matomo (dans quelques étapes, patientez !) sera affichée :

Capture d'écran de l'erreur

Une pull-request sur Github a été faite pour ajouter php-mbstring aux dépendances. Cette étape ne sera peut-être plus nécessaire dans la prochaine version ?

Configuration du service web

Le paquet ne dépend pas d’un serveur web en particulier. Le code d’example suivant suppose que c’est Apache2 qui est installé. N’importe quel autre serveur web fonctionnerait aussi.

<VirtualHost 19.84.19.84:80>
    ServerName matomo.airgan.tld

    # ce sera bien pratique quand on aura des problèmes
    ErrorLog /srv/airgan/logs/matomo-http-error.log
    CustomLog /srv/airgan/logs/matomo-http-access.log combined
    LogLevel info

    # les deux lignes importantes
    DocumentRoot /usr/share/piwik
    DirectoryIndex index.php
</VirtualHost>

Ensuite, il faut activer le virtualhost :
sudo a2ensite matomo.conf
sudo systemctl reload apache2

Ajouter un utilisateur pour la base de données

Un serveur de base de données MySQL ou MariaDB doit être installé. Ensuite, il faut se connecter sur ce serveur pour créer un utilisateur qui pourra créer la base de données et les tables nécessaires lors de la configuration de Matomo (c’est juste après cette étape, vous avez bien fait de patienter !).

#Créer un utilisateur nommé matomo :
CREATE USER matomo@'localhost';
SET PASSWORD FOR matomo@'localhost' = PASSWORD('secret');
#Lui donner les droits pour créer la base de données nécessaire au service :
GRANT CREATE, ALTER, SELECT, INSERT, UPDATE, DELETE, DROP, CREATE TEMPORARY TABLES on *.* to matomo@'localhost';

Configurer le service Matomo

Avec un navigateur web, allez sur le domaine paramétré dans la configuration du serveur web (matomo.airgan.tld dans notre exemple). Il suffit de suivre les étapes de l’interface pour finir l’installation. Elle correspond à l’étape « The 5-minute Matomo Installation » sur https://matomo.org/docs/installation/.

Une fois cette étape terminée, l’installtion est terminée et aller sur le domaine permet de voir l’interface de connexion pour accéder aux statistiques de visite.

Versions utilisées

L’installation ayant servie à écrire l’article a été faite sur
Debian GNU/Linux 9.3 (stretch) avec les versions suivantes des paquets :

apache2
2.4.25-3+deb9u4
mariadb-server
10.1.26-0+deb9u1
piwik
3.2.1-1

Dans le futur, il est possible que la livraison des organes se fasse à vélo. À étudier dans un prochain business plan.

Modèles féminins en informatique

Les informaticiens célèbres sont principalement des hommes, qu’ils soient théoriciens, créateurs de langage ou de logiciels. À l’origine de l’informatique, beaucoup de femmes étaient présentes mais en tant que petites mains plutôt que conceptrices. Voici quelques femmes qui pourraient servir de modèles :

Ada Lovelace

Difficile de ne pas citer Ada Lovelace car elle est considérée comme la première personne à avoir écrit un programme, et cela, bien avant qu’un ordinateur existe. Avec l’importance grandissante de l’informatique, son influence a été reconnue et un langage créé dans les années 80 porte son prénom. Un prix décerné par l’AWC, une association de femmes dans l’informatique, porte aussi son nom.

Margaret Hamilton

Peu de personnes ont écrit avec leur équipe un code source qui, une fois, imprimé est aussi haut qu’eux. Margaret Hamilton, elle peut. Surtout que ce code, probablement écrit en assembleur, est parti dans l’espace…

Suite à son expérience des développements logiciels sur le programme Apollo, Margaret Hamilton a aussi publié des articles importants sur l’ingéniérie logicielle et conçu le langage 001AXIS Universal Systems Language.

Lorinda Cherry

Lorinda Cherry a été embauchée par les Bell Labs pour programmer en assembleur (un classique dans les années 70) et a alors participé au développement d’outils sur l’Unix originel. Elle a conçu à cette période un langage pour afficher des équations (eqn) avec Brian Kernighan. Elle a aussi contribué à Plan 9.

Lorinda Cherry fait une rapide intervention sur une vidéo de 1982 qui présente Unix AT&T. Son intervention commence à 15 minutes 39.

Elles ont raté le podium : Grace Hopper, Jean Bartik, Betty Holberton ou Mary Lee Woods.

Avec with : plus d’indentations, moins d’instructions

En python, le mot-clef with permet d’ouvrir un bloc dans lequel un contexte spécifique est actif.

L’exemple de « context manager » le plus courant est celui d’une ouverture de fichier qui se ferme automagiquement :

with open('sortie.txt', 'w') as f:
    f.write('Coucou')
f.closed # vaut True

On retrouve cette possibilité dans de nombreux cas comme l’ouverture d’un serveur SMTP :

from smtplib import SMTP
with SMTP("domain.org") as smtp:
    # faire des trucs
#la connection smtp est fermée

L’utilisation d’un « context manager » est adapté à chaque fois qu’il est nécessaire de réaliser des tâches à l’ouverture ou la fermeture (libérer un verrou, fermer une connection, supprimer un fichier, changer une variable globale, etc.). Cela permet de se concentrer ce qu’on veut vraiment faire dans le contexte du with. Les tâches d’ouverture et fermetures sont respectivement déplacées dans les méthodes magiques __enter__() et __exit__(). Si l’on prend en compte l’ensemble du code source, il n’y a donc pas moins d’instructions. Et le titre de l’article peut être considérée comme de la publicité mensongère.

class Pipeau:

    def __enter__(self):
        print("<bonimenteur>")

    def __exit__(self, type, value, traceback):
        print("</bonimenteur>")

with Pipeau():
    print("Prochain article de blog à -50 % !")

# affiche :
# <bonimenteur>
# Prochain article de blog à -50 % !
# </bonimenteur>

Pour plus de détails sur l’utilisation de with, consultez la documentation Python et l’article de sametmax.